Lettres à Tanagra
Non, je ne suis pas intelligente, j’ai un minimum de culture c’est tout.
Il fût un temps où j’aurais pu être une bombe, mais le destin a voulu que mon corps change et prenne cette opulente poitrine qui me gène plus qu’autre chose… Les garçons aiment les fortes poitrines il parait. Pas moi. C’est pour ça qu’un jour je vais aller chez le médecin, lui dire que j’ai mal au dos, lui dire que ça perturbe ma vie, que je me sens juste mal avec autant de seins alors que Charlotte Gainsbourg ne serait pas contre l’idée que je lui en file un peu.
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Ce mal-être physique je l’ai depuis quelque temps, mais là il ressurgit parce que je me sens “fat”. C’est l’hiver, on mange des bêtises et mes cuisses, mes fesses et mon ventre apparemment aiment tellement toutes les conneries caloriques qu’ils se font des petits stocks.
Seulement tout ça me remonte à la tête, parce que le garçon qui apparemment s’intéresse à moi un peu plus que pour un plan cul a dans son palmarès que des filles qui elles ont plutôt des corps assez bien proportionnés pour les canons du 21ième siècle. Moi je suis so 20ième. C’est à dire plus Marilyn Monroe que Kate Moss.
Enfin bref tout ça pour dire que la motivation doit se faire, se tenir afin de perdre ces cuisses, ce ventre et ses fesses qui fond de moi une fille certes voluptueuse, mais mal dans sa peau.
Gainsbourg, vie héroïque
Comment faire un film sur un génie qui lui-même maitrisait l’art dans presque tout les domaines ? Joann Sfar s’est lancé, et son parie est réussi. Justement cet univers du dessin propre à Joann Sfar déjà reconnu dans le monde de la BD sert aux films et permet de se pencher un peu plus sur le talent de peintre de Serge Gainsbourg qui voulait d’ailleurs être d’abord être dans ce domaine artistique avant de se lancer dans la chanson qui n’étais qu’au départ qu’un secours financier.

L’atout majeur de Joann Sfar c’est sans doute son acteur principal interprétant le rôle titre. La ressemblance est à la limite du fantastique tant les traits sont semblable entre Eric Elmosnino et Serge Gainsbourg. Eric va trimballer son personnage de sa jeunesse timide à sa fin insoumise. Insoumise oui, c’est Gainsbourg lui-même qui se définissait tel quel. Son insoumission allait même à l’encontre de la mort qu’il aura croisé pas mal de fois avant le dernier tête à tête.
Joann Sfar définit son film comme un conte ? Tout de suite nous nous demandons pourquoi, surtout aux vus de la bande annonce qui ne montre pas forcément ce genre d’univers. Et bien en voyant le film on comprend mieux, d’abord Joann ne s’est pas inspiré des faits cent pour cent avérés de l’artiste, mais de ces déclarations, qui parfois pouvaient être inventés par le personnage. Et comme sa chanson “Dr Jekyll et Mr Hyde” Serge se voit suivi de son double machiavélique qui le pousse au scandale, et à son autodestruction constante. (d’ailleurs je vous mets les paroles à la fin pour montrer que celles-ci font pas mal écho au film)

Le film vit à travers les rencontres importantes de l’artiste, les rencontres féminines pour la plupart. On pourra découvrir un Boris Vian interprété par un Philippe Katerine surprenant (surtout dans sa façon d’attendre un taxi), une Brigitte Bardot magnifique d’un point de vue physique mais qui n’a pas l’air d’avoir inventé le fil à couper le beurre, une Birkin tout en douceur et naïveté qui va pourtant subir pas mal de mauvais côté de Gainsbourg et une Bambou toute en sensualité et âme blessée. Chaque actrice se confond presque parfaitement dans leur rôle, apart peut-être la scène la plus mauvaise du film, celle de Sara Forestier interprétant une France Gall certes godiche mais pire que caricaturale dans la gestuelle avec un chant très très mauvais et donc peu crédible.
Enfin, mis à part cette fausse note venant surtout de l’actrice, le film qui contrairement au biopics classique se voit affublés d’un scénario mi réaliste mi-imaginaire vaut le coup d’oeil sur ce personnage placé maintenant au rang d’immortel.
Allez en bonus track les paroles !
- Hello Docteur Jekyll- Non je n’suis pas le Docteur Jekyll
- Hello Docteur Jekyll
- Mon nom est Hyde, Mister Hyde
Docteur Jekyll il avait en lui
Un Monsieur Hyde qui était son mauvais génie
Mister Hyde n’disait rien
Mais en secret n’en pensait pas moins.
- Hello Docteur Jekyll
- Je vous dis que je ne suis pas le docteur Jekyll
- Hello Docteur Jekyll
- Mon nom est Hyde, Mister Hyde
Docteur Jekyll n’a eu dans sa vie
Que de petites garc’s qui se foutaient de lui
Mister Hyde dans son cœur
Prenait des notes pour le docteur
- Hello Docteur Jekyll
- Il n’y a plus de Docteur Jekyll
- Hello Docteur Jekyll
- Mon nom est Hyde, Mister Hyde
Docteur Jekyll un jour a compris
Que c’est ce Monsieur Hyde qu’on aimait en lui
Mister Hyde ce salaud
A fait la peau du Docteur Jekyll
Note à soi-même
Ne jamais boire deux théière complète le soir avant d’aller se coucher à moins d’avoir envie d’un mal de crâne tueur.

Amies.
J’ai failli créer un nouveau blog.
Pourquoi ? Parce que je suis la fille qui pourrait créer un nouveau blog pour chaque article. D’ailleurs ceci pourrait-être un concept ! Blog à usage unique. Je vais y réfléchir.
Je venais ici seulement pour dire que j’étais folle amoureuse du caissier de Monoprix, mais aussi du serveur de la cafét, ainsi que Mr Hugh Grant et Mr Vieux Léon. Je suis follement amoureuse de beaucoup de monde. Alison me dirait juste “Ouais t’es en manque de cul c’est tout !”, ce à quoi je répondrais “FAUX CAPITAINE!” tout en sachant au fond de moi qu’elle n’a pas tout à fait tort. Mais réellement j’ai le béguin pour le caissier de Monop, même si je pense qu’il est gay… puisqu’il est parfait. Le mec même en caissier il a le don de te faire fondre, preuve de sa perfection.

Lecteur ! Veux-tu le côté Dark Vador de ma journée ?! Si oui, lis ce qui suit.
Donc aujourd’hui deux partiels, ce n’était pas ce qu’il y avait de pire, j’avais révisé cette fois. Seulement voilà, partiel de “Information, Média, Culture”. Le MAL !
La cause = se retrouver dans le même amphi du dernier mec avec qui vous avez couché.
Le Stratagème = Faire comme si vous étiez la plus heureuse, la plus belle, qu’il n’est pour vous que le petit grain de Maïs Bonduelle de la Pub se retrouvant seul dans sa boite de conserve. C’est à dire “inexistant”. Après coup vous ne savez pas vraiment si cette solution était la meilleure. Et tout en vous torturant l’esprit devant votre copie vous ne pouvez pensez à ce mâle situé peu loin derrière votre dos, alors dans votre tête défile beaucoup trop de questions saugrenues du genre : “Suis-je belle de dos ?”. Etre une fille n’est pas de tout repos.
Un jour promis, je ferais un article ne partant pas dans tout les sens. En attendant bonne nuit.

Shining
Note tardive :
Je viens de finir “The Shining” et je sais pas si je vais réussir à dormir cette nuit. Sûrement le film le plus oppressant jamais vu de ma vie.
Mais j’aime toujours Jack Nicholson même s’il prouve encore une fois que c’est un parfait psychopathe dérangé.

I’m so mean
J’ai des problèmes. J’aspire à l’abysse. A la noyade. J’ai une grosse boule de papier dans la bouche qui m’empêche de parler. J’ai une grosse boule au pied qui m’empêche d’avancer. Je ne sais pas ce que j’ai, j’ai pas vraiment envie de savoir. Si c’était quelque chose de grave je ne serais que plus mal, et si ce n’étais rien je me sentirais mal d’avoir pu penser que c’était grave. Alors je stagne et je veux pas savoir.
La seule chose que j’aime c’est de rester le plus longtemps la tête sous l’eau dans mon bain. Là j’ai l’impression que rien ne peut m’arriver, que le temps s’arrête. Ça peut faire cliché, mais les clichés partent d’un sentiment de vérité. Alors je plonge et je compte en ne voyant que la suite de chiffre défiler dans ma tête jusqu’à ce que l’oxygène bloquée dans mes poumons veuille s’échapper, je la libère et reste encore pendant une suite de chiffre aléatoire avec ce vide complet dans mon corps. C’est ce moment là qui compte, le plus intéressant, celui qui donne l’illusion d’être vide, et en bonus la cage thoracique comprimée et la sensation bien consciente du sang qui part du cœur, et dessine la carte routière de mon corps pour arriver au cerveau et faire résonner le battement dans ma tête. C’est en étant si proche de l’hypoxie que j’oublie tout ce qui ne va pas et refait surface pour reprendre mon souffle et recommencer.







